Biographie Contact Mentions légales Crédits Plan du site Agenda Composition des expositons Atelier écriture Encrage à Ouistreham La grande guerre La chasse à l'enfant Galerie ADIEU AU DIMANCHE (1900-1918) LA PLUME ET LA FAUX (1914 - 1918) DESIR VOILE ORSAY/HORS-SERIE PANTIN EXPOSITION COLONIALE TONDUE HIROSHIMA AUSCHWITZ VICHY UNE VOIX AU-DESSUS DES DUNES EST-CE, SI LOIN ? LA MALADIE DE A LiensLA MALADIE DE A... Lecture-musicale autour du livre d'Olivia Rosenthal On n’est pas là pour disparaître *(Verticales, 2007, Folio 2009) Prix Wepler-Fondation La Poste 2007 Prix Pierre Simon « Ethique et réflexion » de l’Espace éthique AP-HP.
réalisation du site : Claudine Bucourt
Spectacle multimédia LECTURE-SPECTACLE Antonin Artaud Hommes en guerre Désir voilé LECTURE-MUSICALE Déjeuner sur l'herbe Une chambre à soi Voyage en Normandie On n'est pas là pour disparaître PHOTO-CONCERT Lénine INSTALLATION La chasse à l'enfantRécitant : Philippe Bertin Contrebasse : Gaël Ascal Durée : 40 minutes
LE TRAVAIL D’ECRITURE La spécificité de la maladie de A., c'est que la personne atteinte change lentement de personnalité au point qu’elle devient peu à peu étrangère à elle-même et à ses proches. Les proches du malade se trouvent dès lors confrontés à une situation très douloureuse. Face à cette épreuve, l'écrivain n’a aucune solution thérapeutique à apporter. Son projet est exclusivement artistique, c’est un projet d’écriture, c’est un projet de langue. L’écrivain joue ici le rôle du témoin mais du témoin actif, de celui dont le témoignage investit le non-sens pour lui donner du sens. Il se propose par son art spécifique de la syntaxe, qui est un art de l’association et de l’enchaînement, de raconter comment la mémoire s’organise et se désorganise, comment des mots peuvent en appeler d’autres, des images et des sensations d’autres images et sensations. Par son travail sur la langue et les mots, Olivia Rosenthal a tenté, si on peut dire, d’entrer dans cette altération de la parole, du caractère et des sensations, de donner une trace écrite à ce qui se dissout et se disperse. Il s’agit pour elle, comme dans ses précédents ouvrages, d’interroger, de façon humoristique et décalée, le rapport complexe et conflictuel que chacun de nous entretient, par la parole mais aussi parfois sans elle, avec sa propre identité. LA LECTURE : Philippe Bertin a sélectionné des extraits du texte d’Olivia Rosenthal, qui permettent de restituer différentes voix et histoires ; plusieurs récits qui s’entremêlent pour dire la perte du langage, de la mémoire et de la raison. Philippe Bertin habite, tour à tour, ces différentes voix, qui disent avec justesse la douleur du malade, le désarroi de son entourage et les hantises de la narratrice. LE CLIMAT MUSICAL : Gaël Ascal, contrebassiste, compositeur et improvisateur habitué des rencontres interdisciplinaires, propose un contrepoint sonore au récit qui avance par phrases courtes, trouées, suspendues, disloquées comme la mémoire de Monsieur T… Pendant la durée de la lecture, le musicien, à son tour, sollicite et bouscule la mémoire auditive du spectateur.